Foire aux questions sur la coopération outre-mer
Q. Il semble y avoir tellement de programmes pour les bénévoles. Comment faire le bon choix?
Cherchez-vous une expérience de groupe ou un stage individuel? Combien de temps voulez-vous y consacrer? Les réponses à ces questions vous aideront à réduire la liste de vos choix. Certains organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger ont un âge minimum ou maximum à respecter. La question fondamentale, toutefois, est de trouver un organisme d'envoi de bénévoles à l'étranger qui a une philosophie que vous pouvez totalement appuyer. Demandez une trousse d'information des organismes qui vous intéressent ou visitez leur site Web; lisez leurs programmes ainsi que leurs buts et objectifs. Vous recherchez un organisme qui a les mêmes valeurs que vous; il est donc important que vous sachiez avec qui il est affilié et d'où provient son financement.
Q. Je demeure dans une petite communauté rurale très homogène et j'ai peu d'expérience interculturelle.Est-ce que ça signifie que je ne serai pas accepté(e) pour des stages outremer?
Un grand nombre d'organismes mentionnent qu'ils prennent une approche inclusive au recrutement. En d'autres mots, vous ne subirez aucune discrimination parce que vous provenez d'une communauté rurale ou parce que votre expérience interculturelle est limitée, ou en fait pour n'importe quelle autre raison. Ce qui importe, c'est votre attitude et votre approche de la vie. Si vous avez l'esprit ouvert, êtes une personne sensible et respectueuse face aux différences, cela compte beaucoup plus que d'avoir une expérience de première main des cultures autres que la vôtre.
Q. Est-ce que je pourrai choisir le pays où je veux aller?
Ceci dépend de l'organisme. Dans certains organismes, vous poserez votre candidature pour un stage de travail particulier et vous recevrez à l'avance beaucoup de renseignements (sur le pays et la communauté). D'autres peuvent vous demander d'indiquer votre préférence sur le formulaire de candidature, bien qu'ils ne puissent garantir que votre destination sera votre premier choix. D'autres adoptent la philosophie que l'esprit même du bénévolat c'est d'être prêt(e) à aller où vos compétences seront les plus nécessaires. Il peut y avoir d'autres facteurs en jeu comme une langue seconde, par exemple.
Q. Quelles qualités personnelles possède un(e) bon(ne) bénévole?
Dans le livre Canadian Guide to Living and Working Overseas (Vivre et travailler outremer), Jean-Marc Hachey donne une réponse élaborée à cette question. Les qualités les plus courantes, dont font mention les bénévoles qui reviennent d'un stage, sont : ouverture d'esprit, patience, flexibilité, facilité d'adaptation, connaissance de la culture, débrouillardise et ténacité. Vous devez également avoir des habiletés pour la communication et un atout serait d'avoir un très bon sens de l'humour.
Q. Une personne bénévole qui est revenue d'un stage m'a dit qu'elle avait eu un choc culturel en revenant au pays. De quoi s'agit-il?
Ce ne sont pas tous les bénévoles qui ressentent un choc culturel, mais beaucoup sont étonnés de constater que ce qui leur était familier avant de partir leur est devenu étranger. Le degré d'adaptation au retour dépend souvent du temps que vous avez passé à l'étranger, si vous avez aimé votre expérience et quelle a été la fréquence des contacts avec vos ami(e)s et votre famille durant votre séjour outremer. Vivre et travailler dans un pays en voie de développement vous changera, et il se pourrait que vous deveniez plus critique à l'égard de notre société de consommation, de notre rythme de vie accéléré, de la façon dont les gens communiquent et de leurs valeurs. Vous pourriez aussi constater que vos ami(e)s et votre famille ne sont pas intéressés par les changements que votre stage a provoqués en vous. Certains organismes donnent des sessions de réorientation pour les bénévoles qui reviennent de stages et ils les encouragent aussi à rester en contact en faisant du bénévolat dans les comités locaux ou dans leur communauté. Ceci peut aider les bénévoles à atténuer le sentiment qu'ils sont différents lorsqu'ils reviennent au pays..
Q. Un certain nombre de stages qui m'intéressent sont dans des pays où la sécurité personnelle pose un problème, particulièrement en tant que femme. Quelles précautions faut-il prendre?
Tous les organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger ont des procédures d'urgence que vous devrez suivre, s'il y a lieu. Le ministère des Affaires extérieures et du Commerce international du Canada surveille les endroits où il y a des problèmes et il sera là si vous devez être évacuée. Il n'y a toutefois aucune garantie et c'est à vous de prendre la décision d'y aller. Un pays qui a été relativement stable peut soudainement être en pleine révolution pendant que vous êtes là; vous pouvez vous trouver dans une situation où vous êtes vulnérable ou où vous vous sentez menacée.
Lisez sur votre pays de destination afin de mieux comprendre la situation politique actuelle et demandez à l'organisme qui vous enverra de quelle façon ils interviendront si vous avez un problème. Il suffit de faire preuve de bon sens. Soyez prête à respecter le code vestimentaire du pays et ses moeurs. Le plus important, c'est de ne pas oublier les règles élémentaires de prudence que vous avez toujours suivies ici, au Canada.
Par exemple, si vous n'avez jamais accepté qu'une personne aux allures peu amicales vous ramène chez vous en auto, pourquoi accepteriez-vous de monter dans l'auto d'un inconnu à Rio de Janeiro?
Q. Quel est le plus grand défi pour les bénévoles?
Des attentes non réalistes peuvent causer de gros problèmes. Lorsque vous partez avec l'idée que vous allez " sauver le monde ", vous aurez inévitablement des déceptions et vos relations avec vos collègues seront très tendues. Il est évident que vous ferez une contribution très valable au niveau de votre stage de travail et ailleurs, mais ce sera également un apprentissage pour vous. Vous n'aurez pas réponse à tout et encore moins la science infuse. C'est excellent de partir avec une attitude positive, de penser que vous pourrez faire une différence, mais il ne faut pas vous emballer.
Q. Certains organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger exigent qu'on fasse une collecte de fonds pour notre stage. Pourquoi?
Certains organismes, particulièrement ceux qui offrent des stages de courte durée, exigent que les bénévoles fassent une collecte de fonds pour défrayer une partie des coûts du programme. Oui, vous allez travailler sans salaire dans le pays de votre destination, mais il y a des tas d'autres dépenses associées à ce stage, telles que la nourriture, le logement, l'assurance médicale, les salaires des employés locaux, les coûts de formation, etc. Les familles d'accueil, par exemple, doivent être indemnisées pour la nourriture et le logement qu'ils vous procurent. Les bénévoles qui ont fait une collecte de fonds disent que le fait de ramasser des fonds dans leur communauté a donné plus de sens à leur engagement.
Comme disait une des bénévoles de Youth Challenge International : " Les gens vous donnent de l'argent parce qu'ils croient en votre rêve. La collecte de fonds vous rend responsable du succès de votre projet avant même de quitter le pays. "
Q. Un organisme d'envoi de bénévoles à l'étranger m'a appelé(e) pour une entrevue. Comment dois-je me préparer?
Chaque organisme a sa propre façon de passer des entrevues avec des bénévoles potentiels. Certains peuvent proposer des activités pratiques avec d'autres candidats et candidates, en plus de passer une entrevue de type plus conventionnel. On vous posera certainement des questions plus personnelles que lors d'une entrevue pour la recherche d'un emploi parce qu'on veut évaluer vos capacités non seulement pour travailler à l'étranger, mais y vivre.
L'organisme voudra aussi évaluer votre stabilité émotionnelle. Il vous suffira d'agir professionnellement. Vous devrez démontrer que le degré d'engagement envers le travail bénévole et l'organisme est le même que vous auriez s'il s'agissait d'un emploi rémunéré.
Q. J'ai la citoyenneté canadienne, je suis d'origine haïtienne et j'aimerais faire un stage bénévole outremer. Est-ce que je vivrai une expérience différente de celle d'une personne canadienne de race blanche?
Si oui, comment devrais-je me préparer?
Dans la plupart des cas, l'expérience outremer des participants et participantes de couleur est un peu différente de celle des personnes de race blanche. Les anciens et anciennes bénévoles de couleur ont dit que la raison était la perception des gens du pays hôte par rapport à ce qu'ils considèrent comme une personne " typiquement " canadienne. Le traitement différent que vous pourrez recevoir ne sera pas toujours néfaste; au contraire, votre différence pourra être un atout si vous êtes une personne fière de son identité et prête à répondre aux questions que l'on vous posera sur votre culture et votre héritage.
Beaucoup de participants et participantes de couleur qui reviennent d'un stage ont mentionné qu'ils avaient acquis une meilleure connaissance d'eux-mêmes, tant à titre de citoyen canadien qu'à titre de citoyen du monde.
Q. Lorsque je reviendrai au pays, comment les employeurs potentiels verront-ils mon expérience outremer?
Aujourd'hui, plus que jamais, les employeurs canadiens considèrent
l'expérience de travail outremer comme un atout précieux.
Le fait que vous ayez décidé de quitter votre
milieu pour travailler dans des conditions peu familières
et loin de la maison en dit beaucoup sur vous en tant qu'individu.
Vous pouvez trouver un moyen de mettre l'accent sur cette expérience
dans votre C.V. Des compétences interpersonnelles telles
que l'écoute active, l'esprit d'équipe et la flexibilité
sont très recherchées par les employeurs.
Si votre expérience outremer a été un succès,
vous serez en mesure d'en parler à votre employeur potentiel.
voir "Recherche d'un emploi lorsque vous revenez au Canada"
dans le livre de Jean-Marc Hachey, Canadian Guide to Living
and Working Overseas (Vivre et travailler outremer) (http://www.workingoverseas.com/)
Q. Je viens juste d'avoir cinquante ans. Suis-je trop vieux (vieille) pour un stage bénévole outremer?
Absolument pas! Il y a des organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger qui préfèrent de jeunes bénévoles, mais il y en existe beaucoup d'autres qui s'intéressent aux bénévoles de tous les âges. La maturité et le niveau de compétence sont souvent des atouts. L'organisme recherche particulièrement des professionnel(le)s à la retraite. Une personne n'est jamais trop vieille pour trouver un stage à l'étranger pourvu qu'elle soit en bonne santé et qu'elle possède les compétences nécessaires et la bonne attitude.
Q. Qu'arrive-t-il si je suis malade ou si j'ai un accident outremer?
Tous les organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger ont une assurance médicale. Ils ont des politiques et des procédures à propos de ce que vous devez faire si vous avez besoin de soins de santé. Rappelez-vous que vous devez sérieusement tenir compte de tous les conseils qu'on vous donnera et prendre toutes les précautions nécessaires pour la région où vous vivrez. Si, par exemple, les risques de malaria (aussi appelée " paludisme ") sont très élevés, suivez les instructions qu'on vous a données.
Ce n'est pas parce que les habitants ne prennent pas de médicaments que vous ne devez pas en prendre. Les gens qui ont toujours vécu dans une certaine région ont développé une immunité naturelle. Lorsque vous venez d'ailleurs, vous n'avez pas cette immunité. Apporter une trousse de premiers soins vous aidera à régler les petits problèmes lorsqu'ils se présentent et ceci vous évitera d'avoir recours à des soins médicaux.
Avant de partir, assurez-vous de connaître le nom de la personne que vous devrez contacter si vous avez besoin de soins médicaux.
Remarque: Les organismes d'envoi de bénévoles à l'étranger pourront répondre à des questions plus précises en ce qui concerne le stage de travail, les conditions de vie et les autres détails relatifs à leurs programmes. Cette foire aux questions ne répond qu'à des questions générales sur le bénévolat outremer.
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